By Stephane | February 6, 2010 - 4:03 pm - Posted in Réflexions

À la base, le projet Autcinema.com était un portail alternatif à mon blogue personnel pour que je puisse mettre l’emphase sur la critique cinématographique et tout ce qui touche au septième art. Un bel exutoire à ma passion pour le cinéma, le site fonctionnait bien en parallèle de mon espace plus personnel qui, à l’époque, combinait vraiment tout ce qui me passait par la tête.

Puis la vie s’est chargée de chambarder l’embarcation au maximum.

D’abord j’ai décidé de mettre la clé dans la porte de mon blogue personnel qui a été en ligne de 2006 à 2009, l’équivalent d’une éternité dans la vie d’un jeune homme. Puis, des changements radicaux dans ma situation familiale et dans mes projets d’avenir m’ont amené à revoir l’utilisation de mon temps et de mes passions. Par la force des choses, l’intérêt d’écrire exclusivement à propos du cinéma s’est dissipé et j’ai pris une longue pause pour revoir le tout.

Nous sommes donc en Février 2010 et l’utilisation du site est désuète, pour ne pas dire inexistante.

Reste la suite des choses, l’amalgame entre la passion exclusive et la vie remplie de nouveautés qui m’attend. Mon plan? Combiner les deux et alimenter tous ces univers pour qu’ils coexistent et s’affirment entre eux. Parce que la vie, comme le cinéma, s’enrichie par les contraintes et les imprévus.

La vie m’a envoyé plusieurs balles courbes l’automne dernier et j’ai ajusté mon élan. Désormais confortable au marbre, je suis prêt pour d’autres sortes de lancés. Nous verrons ensemble la suite des choses, je l’espère, mais je vous annonce que l’espace AutCinema.com n’est plus un sanctuaire exclusivement dédié à l’écran d’argent mais bien la projection, narrative et fictionnelle, de ma vie en tant qu’ex étudiant en cinéma qui jongle trop souvent avec les lettres pour ne pas en écrire quelques unes.

Rebienvenue alors sur ce nouveau vieux projet. Prometteur je l’espère et sinon, tant pis, mais doigts danseront sans écho.

À bientôt.

Stéphane

By Stephane | December 2, 2009 - 5:17 pm - Posted in Plaisir Coupable

THE MUPPET CHRISTMAS CAROL (États-Unis - 1992)
Réalisé par Brian Henson
Avec Micheal Caine et la troupe des Muppets

Période des fêtes oblige, nos yeux sont surtaxés de rouge et de vert pour le plaisir des petits et des plus grands. Malgré nos agendas un peu plus chargés, il ne faut pas se priver de notre dose régulière de septième art, non monsieur. C’est pourquoi le plaisir coupable se thématise et adopte les couleurs de la saison avec un brin de moquerie et de nostalgie.

The Muppets Christmas Carol est l’ultime film de Noël à consommer seul ou en famille, la seule variante importante ici étant la répétition de l’acte de visionnement. Pas que le film gagne à être analysé et approfondi, c’est plutôt le confort qu’il apporte après chaque visionnement qui pousse vers la répétition excessive. Années après années, comme une grosse couette de laine que l’on cache dans un coffre au grenier pour ne l’utiliser qu’une fois l’an. L’histoire est familière, on l’écoute distraitement sans pourtant en manquer une seule parcelle. L’infâme Scrooge, Bob Cratchit et tous les autres nous les connaissons et nous les aimons. Peu importe l’incarnation, ce conte fait chaud au cœur et redonne, à petites doses, foi en la bonté de l’homme envers son prochain.

Ceci étant dit ce n’est pas lourd de sentiments et de réflexions que feu Jim Henson et sa bande attaquent littéralement le classique de Dickens, bien au contraire. Irrévérencieux au possible, on retrouve tous nos personnages favoris de la populaire série dans une relecture bien particulière du verbe plus traditionnelle de ce cher Dickens. Sans dénaturer quoi que ce soit, la désinvolture et la polissonnerie des marionnettes transfigurent le conte pour lui offrir une nouvelle vie absolument rafraichissante. Avec le brio technique et l’adresse qu’on leur connait, l’équipe du groupe Henson réussit l’exploit de transposer la folie de la série télé sur le grand écran sans pourtant éclipser la source (en l’occurrence le texte de Dickens). Même si le grand Gonzo se dissimule à peine discrètement sous les traits approximatifs de l’auteur/narrateur, on ne sent pas une digression désagréable par rapport à la stature de ce conte sacré. Au contraire, l’hommage est juste et toutes les libertés sont faites dans le plus grand respect. Une boutade honnête, coquine mais jamais mesquine.

C’est la très grande force du film contrairement à des adaptations plus littérales comme, par exemple, la dernière mouture animée de Robert Zemeckis qui ne semble absolument pas en mesure de cerner la magie et de la transposer à l’écran. Ici, la magie est non seulement capturée mais développée à un niveau presque intemporel. Parce que les marionnettes n’ont pas d’âge, comme le conte, ce sont des générations de jeunes et moins jeunes qui pourront se délecter des frasques de Kermit chérissant le jeune Tiny Tim durant le réveillon, entre autre chose.

Tous les films mettant en vedette le groupe des Muppets n’ont pas cette force sauf qu’avec une production comme celle-ci, on peut pardonner beaucoup d’impairs. Parce que les productions Henson, dans l’ensemble, ont cette fâcheuse habitude de transgresser au possible les codes et standards cinématographiques pour faire leurs projets comme bon leur semble. C’est plus souvent qu’autrement agaçant mais ici, pour une raison que j’explique difficilement, ça ajoute à la force du film. Ces petits regards vers la caméra et ces répliques destinées aux spectateurs directement ne brisent étonnamment pas la continuité du récit mais viennent plutôt le bonifier, l’enrichir. En fait, on traite le film comme l’un de ces grands livres d’histoires imagées qui se doivent d’être lu à plats sur les genoux d’un bambin qui voit ses mains trop petites pour manipuler adéquatement les grandes pages pleines de couleurs. Le film puise son essence dans cette relation très sensorielle qu’on lui offre et s’ouvre devant nous pour ne pas nous brusquer dans sa relecture. Il devient ainsi autant le récit que l’objet/livre qui contient les mots et les images. Le mécanisme est exposé et tout le visionnement devient une grande séance nostalgique fort souhaitable durant cette période festive.

Ne manque qu’un chalet enneigé, un foyer généreusement fourni et une panoplie de chaises dépareillés pour rendre l’expérience complètement mémorable.

Gâtez-vous ce plaisir sans hésiter. Et chantez en cœur aussi, y’a pas de honte à avoir. Tout comme il est futile d’essayer de retenir ses larmes. Rassurez-vous, tout le monde chagrine quand Tiny Tim s’éteint durant la vision d’un Noël futur, c’est une réaction normale et toutes autres manifestations devant cette scène sont plutôt inquiétantes si vous voulez mon avis.

En prime, c’est l’occasion rêvez de se ruer sur les superbes coffrets DVDs incluant les intégraux de la série télévisée. C’est beaucoup d’heures d’écoute attentive mais vous serez amplement comblé.

By Stephane | November 20, 2009 - 9:56 am - Posted in Actualités

Célébration annuelle incontournable, les friands de l’animation seront ravis du retour des Sommets de l’Animation à la Cinémathèque Québécoise. Pour cette huitième édition, on bonifie la sauce et les célébrations s’échelonnent sur quatre jours au lieu de trois, au grand plaisir des festivaliers.

Du 3 au 6 décembre inclusivement, la cinémathèque sera consacrée exclusivement à ce rendez-vous annuel grâce au parrainage de plusieurs nouveaux partenaires qui se sont joints à l’effort d’élever Montréal parmi La Mecque de l’animation mondiale. Notre part dans tout ça, c’est tout simple, suffit d’une présence physique et un minimum d’attention pour féliciter les efforts de tous ces gens qui visionnent des heures et des heures de ”P’tits Bonshommes” pour nous concocter une sélection qui n’est pas piquée des vers.

Si vous voulez tous les détails, je vous redirige sur le site officiel de la Cinémathèque ICI ou sinon sur la page Facebook de l’évènement ICI.

Sinon, un bref aperçu des choses à ne pas manquer pour le curieux qui sommeille en vous.

1) On lance les festivités en grande avec la première Québécoise de Panique au village de Stéphane Aubier et Vincent Patar. Vieux routard du circuit des festivals, le film débarque enfin au Québec et c’est en présence des deux cinéastes que les sommets nous présentent ce long-métrage.

2) Une autre première de long-métrage, cette fois pour le cinéaste acadien Dano Leblanc qui nous présente Acadieman vs le CMA 2009, entièrement dialogué en chiac et présenté sans sous-titre, oreilles sensibles s’abstenir.

3) Une tradition qui se poursuit : Les présentations spéciales Sommet 1 et Sommet 2 qui rassemblent une sélection émérite de courts-métrages provenant des quatre coins du globe. À la fin des Sommets, un choix du public sera remis au film ayant cumulé le plus de votes des spectateurs qui seront appelés à faire leur choix après les représentations. Si l’on se fit à l’an dernier, les deux programmations des Sommets vont valoir le détour avec leurs surprises et leurs valeurs sûres. Qui plus est, être directement impliqué dans la décision de la remise du prix, c’est un baume que le spectateur apprécie énormément et la Cinémathèque, toujours dans le respect de ses usagers, vous offre une voix qui est bel et bien entendue. Pour les amateurs de la vieille capitale, surveillez les projections spéciales les 28 et 29 novembre au Musée de la Civilisation.

4) Une très belle surprise cette année : Un hommage au maître Jacques Drouin ainsi que le lancement d’un étoffé coffret DVD produit par l’ONF. Si vous n’êtes pas familiers avec l’épineux cinéma de Drouin, c’est un incontournable pour la poésie du mouvement et la création de sens avec une technique irréprochable.

5) Pour les enfants du web 2.0, le nom de Patrick Boivin fait immédiatement écho. Que ce soit pour les vidéos interactifs sur YouTube, sa collaboration avec Iggy Pop ou encore tous ses projets passés avec les Phylactères Cola, Boivin c’est fait une niche sans cesse grandissante sur le web et il viendra partager un peu de son savoir-faire avec les festivaliers qui désirent débourser 50$ pour une journée complète de formation sous la thématique ”Faire beaucoup avec peu”.

6) Une autre surprise de taille : Pierre Hébert et son nouveau projet délirant. Sans trop vous en dire, Hébert nous présentera une série de ”Films-Traduction” qui seront coiffés par un évènement à ne pas manquer avec Karl Lemieux et des musiciens sur place. Connaissant Hébert, ça ne sera pas ordinaire.

Comme j’ai promis d’être bref, je vais m’arrêter ici. Mais les sommets de cette année promettent d’être démesurés et chacun y trouvera son compte. Jetez un œil à la programmation, posez-moi des questions si vous avez des doutes, je vous garanties satisfaction si vous daignez fouler les planchers lustrés de la cinémathèque pour célébrer l’animation sous toutes ces formes.

C’est donc un rendez-vous avant le début du délire des fêtes. Un peu de détente et de découvertes avant les obligations familiales, ça ne fait jamais de torts.

By Stephane | November 17, 2009 - 7:35 pm - Posted in Critiques

THE WRESTLER (États-Unis, 2008)
Réalisé par Darren Aronofsky
Avec Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood

Le potentiel, bien qu’intriguant, est rarement un gage de qualité. Cette observation est particulièrement pertinente avec The Wrestler de Darren Aranofsky qui a le potentiel d’être un film marquant pour une génération, pour une profession négligée, mais qui se bute plutôt à l’égo mal placé de son réalisateur et à son besoin maladif d’abuser des quelques bribes de langage cinématographique qu’il maitrise.

Il est par contre très difficile de traiter The Wrestler comme un mauvais film. La démarche est très honnête, la distribution impeccable et le scénario étonnamment juste dans la superficialité de son sujet principal. Dans l’ensemble, The Wrestler est une réussite dans la mesure où personne, avec un film de fiction, n’avait réussi à cerner l’univers de cette mascarade virile qu’est la lutte professionnelle. Pour bien nuancer le film d’Aranofsky, il faut visionner Beyond the Mat de Barry Blaustein qui est l’introspection la plus poignante et la plus pertinente de l’envers du décor qui se dissimule sous les projecteurs de divertissement sportif.

Le sujet, très fort, crève l’écran et surprend les non-initiés qui sont tous tombés des nues devant le retour triomphal de Mickey Rourke. Sauf que pour les initiés, ce parcours n’est pas étonnant et c’est là que le film manque de ressources, de profondeur.

On sent dès les premières minutes du film qu’Aranofsky est tombé en amour avec son sujet, son histoire et son acteur principal. Ce coup de foudre traverse très bien l’écran et c’est bénéfique au récit. Malheureusement pour le spectateur, l’esthétisme et la facture qu’impose Aranofsky transpirent aussi un peu trop de passion et l’ensemble devient très lourd, voir agaçant. Les cadrages très (trop) serrés en caméra épaule combinés aux plans larges dénués de véritable centre d’attention ne font pas bon ménage. On comprend rapidement la métaphore un peu boiteuse de la prison intérieure qui confine Randy ‘The Ram‘ mais on espère tellement plus. Avec un acteur qui se donne corps et âme comme Rourke le fait et un sujet qui s’enrichie de par lui-même quand on prend le temps de gratter sous la surface, il est très décevant de se voir servir une exploration très timide, trop maniérée et rarement réflective.

Le pardon est quand même facile devant le film ne serait-ce que pour le visage transfiguré par la souffrance, par la vie, que nous présente Mickey Rourke. Malgré tous les bémols et la surcharge technique (surcharge par épuration, ironiquement), ce personnage habité par les traits meurtris de l’acteur ne s’oublie tout simplement pas. On peut désormais parler de Randy ‘The Ram‘ comme d’une personne à part entière, concrète, tangible. Même si le film ne développe pas tout le potentiel humain de ce personnage, les promesses et les quelques démonstrations qui nous sont offertes sont satisfaisantes. La passion, la famille, la peur de l’autre, de soi, de l’avenir, etc… Un infini de thèmes, proche et moins proche de nos réalités, converge ici pour habiter nos esprits suite à l’incursion de The Ram dans nos vies. C’est une rencontre, un évènement, pour laquelle on peut remercier Aranofsky.

Dans ces circonstances, ce n’est pas le film qu’il faut célébrer mais le touchant coup de marteau sur l’enclume de notre mémoire qui s’impose suite au visionnement. Un drame humain dans le royaume de l’artifice. Un homme frêle parmi les icones inatteignable. Un père pleurnichant face à la solitude et à l’oubli.

Mickey Rourke est The Wrestler mais aussi Randy, l’homme, le père. Le personnage devient indissociable  et c’est la beauté du film. Pour célébrer un film sur la lutte, on consacre un homme qui s’efface derrière les traits de son personnage et qui trouve un sens, une rédemption, sous les feux de la rampe. La fiction rejoint la réalité et, inversement, la réalité permet la fiction. Nous sommes alors choyé devant autant de belles circonstances même si, en quelque part, il y a un manque, une déception, face à autant de potentiel si approximativement exploitée.

Un film à voir pour l’émotion, la dévotion et la transformation de Rourke sous nos yeux. Aranosfky a été capable de rallier l’anti-fan de son œuvre que j’étais derrière son thème très (trop) fort. C’est un exploit non-négligeable qui mérite mention et toute mon attention.

By Stephane | October 31, 2009 - 7:08 am - Posted in AutCinema, Plaisir Coupable

C’est l’automne avec le temps froids, les feuilles colorées et bien entendu la célébration effroyable que l’on appelle affectueusement l’Halloween. Le cinéma, depuis des lustres, puisent dans la terreur collective pour produire des véhicules saisonniers vers cette fascination un peu morbide que nous entretenons envers le monde des morts et de l’occulte en général. Pour souligner le tout je vous ai concocté une sélection de films pour le long week-end de l’Halloween. Dans l’ordre et le désordre, les genres et les époques se confondent sous la thématique de l’épouvante pour cette liste basée purement et simplement sur mes goûts et mes envies. N’hésitez pas à la bonifier à votre guise dans les commentaires plus bas car il n’y aura jamais trop de films, simplement trop peu de temps.

HALLOWEEN (États-Unis, 1978)
Réalisé par John Carpenter

Un monument, un incontournable, une réussite sur toute la ligne. Le film de Carpenter a traversé les époques et est encore bien frais dans nos mémoires via les nombreuses suites des aventures de Michael Myers. Mais aucune n’est aussi intense que l’originelle, la poursuite classique entre l’incarnation pure et dure du mal et l’innocence de la jeunesse transposée ici par Jamie Lee Curtis. Un thème musical inoubliable, le visage de la peur n’aura jamais été aussi juste.

HALLOWEEN (États-Unis, 2007)
Réalisé par Rob Zombie

Pour une actualisation et une relecture intrigante de ce qui semblait être un intouchable. Il y a des impairs dans le remake mais l’énergie et la nouvelle forme qu’apporte Zombie sont franchement intéressantes. Son Michael Myers est spectaculairement juste et Malcolm McDowell insuffle une vie surprenante à l’énigmatique Dr. Loomis de l’histoire. À ne pas négliger malgré la mauvaise presse.

WALLACE & GROMIT IN THE CURSE OF THE WERE-RABBIT (Royaume-Unis, 2005)
Réalisé par Nick Park

Nick Park et son équipe, timidement, se sont taillés une place de choix dans le cœur des amateurs de cinéma d’animation. Ici, avec leur savant mélange de genres, ils nous offrent un film presque parfait, autant au niveau de l’esthétisme que du rythme, qui s’appuie fortement sur le langage et la référence pour intégrer son univers à celui qui nous est plus familier. Le ton est festif, bien sûr, mais le fond est pile dans la saison et le ‘Were-Rabbit’ est charmant à vous en glacer le sang.

ZOMBI 2 (Italie, 1979)
Réalisé par Lucio Fulci

Pour un esthétisme de la mort captivant. Fulci a laissé derrière lui un ‘beau‘ film de zombies avec un réel effort sur la composition d’image. La scène sous-marine et les combats de nuit sur l’île des morts sont très bien rendus et malgré les faux pas de l’exercice, seulement les bons moments restent en tête. Un tour de force pour les yeux, littéralement.

ERNEST SCARED STUPID (États-Unis, 1991)
Réalisé par John R. Cherry III

Fondamentalement, le film est  mauvais. C’est gauche, c’est facile et cinématographiquement pauvre. Mais, rire des simagrées de Jim Varney est un luxe abordable et toujours le bienvenue. Ici, il combat des monstres véreux (dans le sens de couvert de verrues) à grands coups de pistolet à eau remplis de lait. C’est rassembleur et amusant pour toute la famille, ça célèbre l’halloween et dans tous ces défauts, c’est attendrissants en bout de ligne.

CRITTERS (Etats-Unis, 1986)
Réalisé par Stephen Herek

Un mélange fort divertissant d’humour et d’horreur avec des petites créatures ultra-violentes, un village paisible et des chasseurs de primes de l’espace. Ce n’est pas tant l’inventivité que l’exécution qui est intéressante ici. Sans prétention mais avec des petites pointes délicieuses de cocasseries horrifiques. Bref, les Critters sont attachants même si ils souhaitent vous détachez tous les membres un par un.

TALES FROM THE CRYPT PRESENT : THE DEMON KNIGHT (États-Unis, 1995)
Réalisé par Ernest Dickerson et Gilbert Adler

La série Tales from the Crypt de la chaine HBO est ponctuée de bons et de moins bons moments, comme la défunte série The Twilight Zone à l’époque. Souvent, un bon coup est parsemé de mauvais moments et c’est un peu le cas avec ce film mais, au final, on laisse glisser. C’est dynamique et bien fichu, prêt-à-porter pour la génération MTV et la sauce est étonnamment homogène malgré l’apparent bâclage du projet. On s’amuse et l’humour noir de l’exercice passe très bien à l’écran.

NOSFERATU : PHANTOM DER NACHT (Allemagne, 1979)
Réalisé par Werner Herzog

Klaus Kinski, transfiguré en conte Dracula, vaut à lui seul le visionnement de cette version personnelle de la légende du fantôme de la nuit imaginé par le cinéaste Werner Herzog. À la fois un hommage au film de Murnau et une adaptation libre du livre de Bram Stoker, l’amalgame présenté par Herzog est un délice esthétique et effroyable dès la première minute. On conseil par contre le film dans sa version allemande, le jeu de Kinski et Ganz étant plus intense dans leur langue maternelle même si ils se débrouillent pas si mal dans la version anglaise tournée simultanément.

HOUSE OF WAX (États-Unis, 1953)
Réalisé par André de Toth

Une soirée d’Halloween se doit de contenir au moins une incursion du sinistre Vincent Price. Celle-ci est l’une de ses meilleures et il serait navrant de passer à coté. On oublie le risible reformatage qui date de quelques années avec la poupée de chiffon Paris Hilton et on se concentre plutôt sur cette version qui marie très bien les genres et ne tombe pas trop dans la facilité pour parvenir à ses fins. Price est marquant, comme l’ensemble de la production, et les frissons sont au rendez-vous malgré les quelques rides qu’affichent le film et ses statues de cires.

THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW (Royaume-Uni, 1975)
Réalisé par Jim Sharman

C’est excentrique, irrévérencieux et marquant. Le culte envers le film n’est pas hasardeux et on le conseil fortement en salle pour tout le bordel et le protocolaire qui l’entoure.

KILLER KLOWNS FROM OUTER SPACE (Etats-Unis, 1988)
Réalisé par Stephen Chiodo

L’ultime comédie d’horreur sur à peu près tous les niveaux. Des clowns, des fusils laser et de la violence enrobée de barbe-à-papa. Tout est à point dans ce sirupeux mélange absurde et les sourires de ces bouffons de l’espace resteront marqué dans vos têtes. À voir même si les confiseries risquent de prendre une autre saveur par la suite.

CHILD’S PLAY (Etats-Unis, 1988)
Réalisé par Tom Holland

Pour Chucky, bien sûr, et aussi la voix sous-estimé de Brad Dourif qui habite ce personnage d’une façon marquante. Les suites diluent un peu l’idée originale mais fondamentalement, Chucky rassemblait les peurs de l’enfance d’une façon pertinente et ce n’est pas pour rien qu’il a autant marqué l’imaginaire d’une génération façonnée à grand coup de publicité de jouets à la télévision. Une réaction honnête à l’explosion du marketing dirigé vers les enfants.

SAINTS-MARTYRS DES DAMNÉS (Canada, 2005)
Réalisé par Robin Aubert

Une incursion intéressante dans le fantastique de la part d’Aubert avec sa première réalisation. C’est gauche et maladroit par moment mais au global, c’est un film captivant qu’Aubert nous offre avec son langage bien particulier.  Beaucoup plus pertinent que Sur le Seuil de Canuel.