By Stephane | November 20, 2009 - 9:56 am - Posted in Actualités

Célébration annuelle incontournable, les friands de l’animation seront ravis du retour des Sommets de l’Animation à la Cinémathèque Québécoise. Pour cette huitième édition, on bonifie la sauce et les célébrations s’échelonnent sur quatre jours au lieu de trois, au grand plaisir des festivaliers.

Du 3 au 6 décembre inclusivement, la cinémathèque sera consacrée exclusivement à ce rendez-vous annuel grâce au parrainage de plusieurs nouveaux partenaires qui se sont joints à l’effort d’élever Montréal parmi La Mecque de l’animation mondiale. Notre part dans tout ça, c’est tout simple, suffit d’une présence physique et un minimum d’attention pour féliciter les efforts de tous ces gens qui visionnent des heures et des heures de ”P’tits Bonshommes” pour nous concocter une sélection qui n’est pas piquée des vers.

Si vous voulez tous les détails, je vous redirige sur le site officiel de la Cinémathèque ICI ou sinon sur la page Facebook de l’évènement ICI.

Sinon, un bref aperçu des choses à ne pas manquer pour le curieux qui sommeille en vous.

1) On lance les festivités en grande avec la première Québécoise de Panique au village de Stéphane Aubier et Vincent Patar. Vieux routard du circuit des festivals, le film débarque enfin au Québec et c’est en présence des deux cinéastes que les sommets nous présentent ce long-métrage.

2) Une autre première de long-métrage, cette fois pour le cinéaste acadien Dano Leblanc qui nous présente Acadieman vs le CMA 2009, entièrement dialogué en chiac et présenté sans sous-titre, oreilles sensibles s’abstenir.

3) Une tradition qui se poursuit : Les présentations spéciales Sommet 1 et Sommet 2 qui rassemblent une sélection émérite de courts-métrages provenant des quatre coins du globe. À la fin des Sommets, un choix du public sera remis au film ayant cumulé le plus de votes des spectateurs qui seront appelés à faire leur choix après les représentations. Si l’on se fit à l’an dernier, les deux programmations des Sommets vont valoir le détour avec leurs surprises et leurs valeurs sûres. Qui plus est, être directement impliqué dans la décision de la remise du prix, c’est un baume que le spectateur apprécie énormément et la Cinémathèque, toujours dans le respect de ses usagers, vous offre une voix qui est bel et bien entendue. Pour les amateurs de la vieille capitale, surveillez les projections spéciales les 28 et 29 novembre au Musée de la Civilisation.

4) Une très belle surprise cette année : Un hommage au maître Jacques Drouin ainsi que le lancement d’un étoffé coffret DVD produit par l’ONF. Si vous n’êtes pas familiers avec l’épineux cinéma de Drouin, c’est un incontournable pour la poésie du mouvement et la création de sens avec une technique irréprochable.

5) Pour les enfants du web 2.0, le nom de Patrick Boivin fait immédiatement écho. Que ce soit pour les vidéos interactifs sur YouTube, sa collaboration avec Iggy Pop ou encore tous ses projets passés avec les Phylactères Cola, Boivin c’est fait une niche sans cesse grandissante sur le web et il viendra partager un peu de son savoir-faire avec les festivaliers qui désirent débourser 50$ pour une journée complète de formation sous la thématique ”Faire beaucoup avec peu”.

6) Une autre surprise de taille : Pierre Hébert et son nouveau projet délirant. Sans trop vous en dire, Hébert nous présentera une série de ”Films-Traduction” qui seront coiffés par un évènement à ne pas manquer avec Karl Lemieux et des musiciens sur place. Connaissant Hébert, ça ne sera pas ordinaire.

Comme j’ai promis d’être bref, je vais m’arrêter ici. Mais les sommets de cette année promettent d’être démesurés et chacun y trouvera son compte. Jetez un œil à la programmation, posez-moi des questions si vous avez des doutes, je vous garanties satisfaction si vous daignez fouler les planchers lustrés de la cinémathèque pour célébrer l’animation sous toutes ces formes.

C’est donc un rendez-vous avant le début du délire des fêtes. Un peu de détente et de découvertes avant les obligations familiales, ça ne fait jamais de torts.

By Stephane | October 12, 2009 - 8:16 am - Posted in Actualités

Pour souligner le 30e anniversaire de la chaîne spécialisée, ESPN a mis sur pied le projet 30 for 30 qui invite une trentaine d’artisans du cinéma et de la télévision à réaliser une série de documentaires sur trente évènements sportifs qui ont marqués les trente dernières années. Le projet est monumental et inclus plusieurs gros noms de l’industrie.

Vous pouvez visiter le site officiel du projet en cliquant - ICI -

Pour vous donner l’eau à la bouche, le premier de ces films est disponible en ligne gratuitement. Malheureusement pour les résidents du Canada, ESPN n’est pas disponible directement sur la télévision câblée alors il nous est donc impossible de suivre cette superbe série de films lors des multiples diffusions sur le réseau. Heureusement pour nous, l’internet existe pour nous faire patienter jusqu’à la sortie d’un coffret DVD qui, je l’espère, ne saura pas trop tarder.

Alors voici pour les curieux, l’excellent King’s Ransom de Peter Berg (Friday Night Lights) qui revisite pour nous la célèbre transaction qui envoya Wayne Gretzky aux Kings de Los Angeles en Août 1988. C’est tout court, 45 minutes à peine, mais c’est une incursion fascinante dans les coulisses de cette transaction qui a secouée les fondations de la LNH pour les années à venir.

Vous pouvez le visionnez intégralement en suivant - CE LIEN - et faites circuler le lien, ça vaut vraiment la peine d’être vu et il faut célébrer ce genre d’initiative qui combine l’expansion de la télévision et le cinéma documentaire.

By Stephane | October 1, 2009 - 11:15 am - Posted in Actualités

Joie dans mon cœur.

Le Mardi 20 Octobre prochain, la Cinémathèque Québécoise, en collaboration avec l’ONF et le festival du film d’animation d’Ottawa, nous gâte avec une présentation toute spéciale en présence du cinéaste d’animation américain Don Hertzfeldt.

Au programme, six des courts-métrages du cinéaste précédé d’une présentation par l’homme lui-même, qui sera de passage à Montréal pour une des trop rare fois.

Peux ceux qui sont peu familier avec ce cinéaste indépendant, disons que son œuvre se résume dans la simplicité et l’efficacité narrative. Comme le souligne Marco de Blois dans son texte présentatif de l’évènement, le trait de crayon singulièrement épuré de l’animateur détone de l’habituel spectacle d’artifices que sont devenus les films d’animations à grand public.

Autonome dans tous les sens du terme, la carrière d’Hertzfeldt en est une qui reflète la possibilité qu’internet et sa micro diffusion offrent. Sans l’appui de grosses boîtes et de gros portefeuilles pour voyager autour du monde, Hertzfeldt a maximisé l’utilisation de son site web pour diffuser son art, le monnayer avec des produits dérivés et ultimement entretenir un auditoire sans cesse grandissant.

Sobre mais ambitieux, le cinéma d’Hertzfeldt se colle le nez sur une fenêtre un peu salle qui donne sur la grande cours qu’est la vie au quotidien. Observateur mais surtout cynique, les rondelets personnages d’Hertzfeldt nous transportent de plus en plus dans une réflectivité qui ne va pas sans rappeler les auteurs de la côte-ouest natale du cinéaste qui démultiplient les narrations à la première personne et les récits introspectifs dans le quotidien de tous et chacun.

La vie à plat sur le papier blanc…

Prenez la peine de découvrir ce cinéaste en encourageant la Cinémathèque qui a eu une superbe initiative qui, par la bande, moussera leur Sommet de l’Animation à venir en Décembre.

Toute l’information pertinente est - ICI -

Et voici la liste des films qui seront présentés (avec un peu de recherche, la plupart se trouvent sur YouTube pour vous donner une idée)

Billy’s Balloon
Everything will Be OK
I Am So Proud of You
Intermission in the Third Dimension
The Meaning of Life
Rejected

Et vous pouvez aussi visitez le site officiel de l’animateur en cliquant - ICI -

By Stephane | September 27, 2009 - 8:09 pm - Posted in Actualités, Réflexions

C’est difficile, voire impossible, de rendre adéquatement hommage à un homme qui, à un moment dans notre vie, à eu un impact suffisant pour nous forcer à prendre le temps de réfléchir au pourquoi du comment.

Sans dire que je buvais les propos de Pierre Falardeau religieusement, il n’y a aucun doute sur le fait que sa voix fait souvent écho dans ma caboche de cinéphile qui cherche toujours les bons mots pour exprimer les « bonnes » idées. Je m’y revois comme si c’était hier, un peu plus jeune, un peu plus naïf, m’usant les pantalons sur les bancs du Cegep Ahuntsic a parcourir La liberté n’est pas une marque de yogourt comme si c’était la plus belle preuve que l’intégrité et le franc parler avait encore sa place dans les sphères plus culturelles et public.

Plusieurs années plus tard, la distance et le temps ont fait leur travail. De l’irrévérencieux Falardeau j’ai appris la puissance de la joute verbale bien orchestrée. Tantôt méthodique, tantôt impulsif, Falardeau vivait à tous les jours avec les conséquences de son absence de langue de bois. Un patrimoine bien à lui, mais souvent amputé d’aide extérieur pour cause d’avoir trop craché dans la soupe d’un peu tout le monde.

À 18 ans, c’est ce qui me fascinait. Comment on pouvait remplir un bol de soupe de crachat et quand même convaincre quelqu’un, en quelque part, d’en prendre une cuillerée. C’est encore à ce jour l’une des questions qui me titillent le plus : Pourquoi Falardeau recevait t’il le reproche d’être trop méchant alors qu’essentiellement, en riant des cabotineries du gros Gratton, on lui demandait de nous nourrir avec sa mesquinerie?

J’ai trop souvent entendu des critiques, des étudiants en cinéma et autres experts en la matière dire que le cinéma de Falardeau était grossier, vide et répétitif. Que de voir le vieux Poulain se brasser l’arrière-train devant une caméra ça n’avait rien de substantiel. Et pourtant, on en redemande. Comme quoi le crachat, même si ça passe mal, ça n’a jamais tué personne.

C’est pourquoi j’ai envie de me souvenirs de Falardeau comme d’un homme intelligent et passionné. Peut-être trop passionné pour son propre bien, sans doute, mais quand même suffisamment impliqué pour diffuser à une nouvelle génération un bagage de références culturelles qui autrement resteraient bien accrochés dans les hautes sphères de l’éducation universitaire.

La culture populaire lancée à grand coup d’impulsion pour monsieur et madame tout-le-monde. Ça manquait souvent de tact et de doigté mais avec le recul, les idées resteront et les mauvais sentiments ne seront plus que souvenirs.

Pour toutes ces raisons, je te dis Salut Falardeau! Et Merci. Merci pour les bonnes lectures. Merci pour la curiosité que tu as déclenchée chez moi avec toutes tes phrases assassines desquelles je cherchais les référents jusqu’à en comprendre tous les allants et aboutissants. Merci pour Le Party. Merci pour Poulain et son corps immortel. Merci de m’avoir fait découvrir Jean Rouch et tant d’autres hommes de belles et grandes idées. Merci pour la paresse congénitale doublée d’une plume intuitive. Et finalement, merci pour la couleur dans le paysage bleu-frileux du Québec contemporain. Ça sonnait souvent faux mais au moins, ça sonnait unique, propre dans toute sa saleté. Salut Falardeau … et Merci!

Comme l’hommage est une chose et la mémoire une autre, je vous laisse sur un texte de l’homme lui-même, publié dans son recueil La liberté n’est pas une marque de yogourt, chez Stanké. Loin d’être son texte le plus pertinent, c’est tout de même une lettre très intéressante qui ouvre les yeux sur l’intelligence et la présence d’esprit de l’homme derrière Elvis. C’est sale, c’est baveux mais en quelque part, ça fait tellement du bien de lire ce que l’on pense tout bas avec des mots qui nous ressemblent, nous rassemblent même.

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Écrit en décembre 1990 en réponse à une lettre personnelle du jeune loup qui fait figure d’éditorialiste à l’insignifiant magazine Voir. Le texte n’a jamais été envoyé pour la bonne raison qu’il n’a jamais été terminé. J’avais sans doute mieux à faire. Comme par exemple d’aller acheter des bébelles pour les enfants. On est à neuf jours de Noël.

Salut Martineau!

Je suis touché que tu aies pris du temps, sans doute précieux, pour répondre à mes grossièretés de Lumières. On n’a pas gardé les cochons ensemble, mais je vais laisser tomber le vous. Quand on me dit vous, j’ai l’impression d’avoir 98 ans.

Pour paraphraser San-Antonio et aussi la manie de Voir de jouer avec les titres, je dirais que « les critiques ont la peau tendre ». Va falloir apprendre à te blinder contre les conneries de Pierre, Jean ou Jacques, sinon tu survivras pas longtemps. Tu connais pourtant la game, Martineau. Le plaisir d’un critique de régler le cas de quelqu’un en deux ou trois coups de cuillère à pot, l’impossibilité de résister à un bon mot d’auteur sur le dos d’un adversaire incapable de se défendre, la possibilité de se faire un nom en montrant qu’on a des griffes, le désir de la majorité des journalistes d’avoir l’air plus intelligents que celui qu’ils critiquent. Y’a aussi l’inverse. Le syndrome Grimaldi. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Mais c’est pas moi qui vas t’apprendre les règles du jeu. Tu me trouverais affreusement baby-boomer, vieux et paternaliste.

Je suis malheureusement un affreux provocateur, baveux et grossier. J’ai beaucoup de misère à me faire des amis et j’ai souvent tendance à mordre la main qui me nourrit, juste pour voir si j’ai encore des dents à 43 ans. Penses-tu que je pourrais encore avoir ma photo en couverture de Voir dans deux ou trois ans si jamais je réussis à faire une autre vue? J’ai jamais liché de culs dans ma vie ni baisé de pieds, alors je vois pas pourquoi je commencerais maintenant. Je ne vois pas très bien le rapport entre mon mépris supposé pour Voir et la première page. J’ai eu ma tête dans Le Devoir et je trouve Lévesque toujours aussi épais. C’est pas parce qu’on parle de moi dans La Presse que soudain Roger D., le père de Youppi, est devenu un grand homme. Tout ça pour dire que ma face en première page de Voir, d’Allô-Police ou d’Écho-Vedettes, c’est pas le but de mon existence. J’étais bien content, Ça fait un petit velours, pis après … je m’en sacre.

Donc tu ne portes pas de jeans avec des patchs. J’en suis ravi. Moi non plus. Ni avec des patchs ni sans patchs. Ça serre trop les gosses. Pour ce qui est de la barbe, c’est ma paresse congénitale. « La mode a changé. » Oui, je sais. Mais la mode est aussi le dernier de mes soucis. Vous pouvez bien avoir les cheveux mauves ou verts, les poils du cul en fluo si c’est à la mode, c’est pas ça qui m’empêchera de dormir. Vous pouvez bien porter une boucle d’oreille dans le prépuce, ça ne m’excite pas le poil des jambes. C’est pas ça qui permet de penser.

Votre journal s’intéresse, comme tu le dis si bien, aux « malheureux » et aux « gagne-petit ». Tu vois, la différence, elle est là. Moi, je m’intéresse aux exploités et aux exploiteurs, pas aux malheureux, aux opprimés et aux oppresseurs, pas aux gagne-petit. Tu saisis? J’ai horreur des bons sentiments.

Juste un exemple avant de terminer. Semaine après semaine, vous nous les cassez avec les quatre ou cinq « fascistes » du KKK de l’est de la ville. Mais tout ça, c’est du folklore. Des histoires de Petit Poucet pour faire peur aux matantes. Le vrai totalitarisme, il est dans la société bureaucratique de consommation dirigée, il est dans la pensée unique des médias. Les fascistes de l’an 2000 ont renoncé depuis longtemps aux chemises brunes, aux cagoules, aux hymnes hitlériens. Ils portent des habits trois-pièces, conduisent des Mercedes et siègent à des conseils d’administration. Ça, vous en parlez plus rarement. Jamais serait un terme plus exact. Vaut mieux rester dans les jack-straps en cuir ou les caneçons en chaîne. C’est moins dangereux que les Hell’s Angels.

Encore un effort, Martineau, et tu finiras éditorialiste chez Power Corporation come le subtil Marcel Adam ou la pétillante Lysiane Gagnon.

Édition 2000 de poche, pages 94-95
By Stephane | July 22, 2009 - 4:30 pm - Posted in Actualités

J’aime le Cinéma du Parc et, plus souvent qu’à son tour, il me le rend bien.

Cette fois, il m’amadoue avec une superbe rétrospective intégrale de l’œuvre d’un cinéaste que j’affectionne particulièrement : John Cassavetes.

Pour ceux qui sont moins familiers avec l’homme, disons en bref que c’est l’une des visions les plus marquantes de l’Amérique moderne que le cinéma puisse conserver dans ses archives à la mémoire intransigeante. Cassavetes c’est un cinéma libre, indépendant, frivole, délinquant et posé à la fois. C’est la quotidienneté vu par l’extraordinaire ou inversement, l’extraordinaire au travers du quotidien.

Cassavetes a laissé des images si fortes que son nom fait encore écho même vingt ans après sa mort. Son fils tente tant bien que mal de faire perdurer l’imagerie du père mais il n’y a qu’un seul John et voici votre chance de le découvrir dans toute sa splendeur.

Gâtez-vous, le tout commence le 31 Juillet et se termine le 13 Août. Plusieurs représentations pour chacun des films donc, aucune excuse. Ils sont tous bons, sans exception. Mais si vous avez vraiment a choisir, jetez votre dévolu sur l’un de ses deux films : A WOMAN UNDER THE INFLUENCE et THE KILLING OF A CHINESE BOOKIE. Mais choisir, dans la vie, vous privera d’une quantité de plaisirs phénoménale alors soyez logiques, choisissez de ne pas choisir et aller tous les voir, ne serait-ce que pour fuir l’humidité qui règne sur le grand Montréal depuis le début de l’été.

Vous pouvez trouver toutes les informations pertinentes EN CLIQUANT ICI ou sinon voici la liste détaillée des projections pour que vous ajustiez vos agendas adéquatement.

Bon Cinéma!

SHADOWS
Vendredi 31 juillet 21h00, Samedi 1 août 19h20, Dimanche 2 août 15h00

TOO LATE BLUES
Vendredi 31 juillet 19h00, Samedi 1 août 21h00, Dimanche 2 août 17h00

A CHILD IS WAITING
Samedi 1 août 15h00, Dimanche 2 août 19h00

FACES
Samedi 1 août 17h00, Dimanche 2 août 21h00, Lundi 3 août 19h00

HUSBANDS
Lundi 3 août 21h30, Mardi 4 août 19h00, Samedi 8 août 15h00

MINNIE AND MOSKOWITZ
Mardi 4 août 21h15, Mercredi 5 août 19h00, Samedi 8 août 17h00

A WOMAN UNDER THE INFLUENCE
Mercredi 5 août 21h00, jeudi 6 août 18h45,
Vendredi 7 août 21h30, Dimanche 9 août 16h45

THE KILLING OF A CHINESE BOOKIE
Jeudi 6 août 21h30, Vendredi 7 août 19h00

OPENING NIGHT
Samedi 8 août 19h00, Dimanche 9 août 14h15,
Lundi 10 août 21h15, Mardi 11 août 19h00

GLORIA
Samedi 8 août 21h30, Dimanche 9 août 19h30,
Lundi 10 août 19h00, Mardi 11 août 21h30

LOVE STREAMS
Dimanche 9 août 21h30, Mercredi 12 août 21h00, Jeudi 13 août 19h00

BIG TROUBLE
Mercredi 12 août 19h00, Jeudi 13 août 21h30