By Stephane | November 17, 2009 - 7:35 pm - Posted in Critiques

THE WRESTLER (États-Unis, 2008)
Réalisé par Darren Aronofsky
Avec Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood

Le potentiel, bien qu’intriguant, est rarement un gage de qualité. Cette observation est particulièrement pertinente avec The Wrestler de Darren Aranofsky qui a le potentiel d’être un film marquant pour une génération, pour une profession négligée, mais qui se bute plutôt à l’égo mal placé de son réalisateur et à son besoin maladif d’abuser des quelques bribes de langage cinématographique qu’il maitrise.

Il est par contre très difficile de traiter The Wrestler comme un mauvais film. La démarche est très honnête, la distribution impeccable et le scénario étonnamment juste dans la superficialité de son sujet principal. Dans l’ensemble, The Wrestler est une réussite dans la mesure où personne, avec un film de fiction, n’avait réussi à cerner l’univers de cette mascarade virile qu’est la lutte professionnelle. Pour bien nuancer le film d’Aranofsky, il faut visionner Beyond the Mat de Barry Blaustein qui est l’introspection la plus poignante et la plus pertinente de l’envers du décor qui se dissimule sous les projecteurs de divertissement sportif.

Le sujet, très fort, crève l’écran et surprend les non-initiés qui sont tous tombés des nues devant le retour triomphal de Mickey Rourke. Sauf que pour les initiés, ce parcours n’est pas étonnant et c’est là que le film manque de ressources, de profondeur.

On sent dès les premières minutes du film qu’Aranofsky est tombé en amour avec son sujet, son histoire et son acteur principal. Ce coup de foudre traverse très bien l’écran et c’est bénéfique au récit. Malheureusement pour le spectateur, l’esthétisme et la facture qu’impose Aranofsky transpirent aussi un peu trop de passion et l’ensemble devient très lourd, voir agaçant. Les cadrages très (trop) serrés en caméra épaule combinés aux plans larges dénués de véritable centre d’attention ne font pas bon ménage. On comprend rapidement la métaphore un peu boiteuse de la prison intérieure qui confine Randy ‘The Ram‘ mais on espère tellement plus. Avec un acteur qui se donne corps et âme comme Rourke le fait et un sujet qui s’enrichie de par lui-même quand on prend le temps de gratter sous la surface, il est très décevant de se voir servir une exploration très timide, trop maniérée et rarement réflective.

Le pardon est quand même facile devant le film ne serait-ce que pour le visage transfiguré par la souffrance, par la vie, que nous présente Mickey Rourke. Malgré tous les bémols et la surcharge technique (surcharge par épuration, ironiquement), ce personnage habité par les traits meurtris de l’acteur ne s’oublie tout simplement pas. On peut désormais parler de Randy ‘The Ram‘ comme d’une personne à part entière, concrète, tangible. Même si le film ne développe pas tout le potentiel humain de ce personnage, les promesses et les quelques démonstrations qui nous sont offertes sont satisfaisantes. La passion, la famille, la peur de l’autre, de soi, de l’avenir, etc… Un infini de thèmes, proche et moins proche de nos réalités, converge ici pour habiter nos esprits suite à l’incursion de The Ram dans nos vies. C’est une rencontre, un évènement, pour laquelle on peut remercier Aranofsky.

Dans ces circonstances, ce n’est pas le film qu’il faut célébrer mais le touchant coup de marteau sur l’enclume de notre mémoire qui s’impose suite au visionnement. Un drame humain dans le royaume de l’artifice. Un homme frêle parmi les icones inatteignable. Un père pleurnichant face à la solitude et à l’oubli.

Mickey Rourke est The Wrestler mais aussi Randy, l’homme, le père. Le personnage devient indissociable  et c’est la beauté du film. Pour célébrer un film sur la lutte, on consacre un homme qui s’efface derrière les traits de son personnage et qui trouve un sens, une rédemption, sous les feux de la rampe. La fiction rejoint la réalité et, inversement, la réalité permet la fiction. Nous sommes alors choyé devant autant de belles circonstances même si, en quelque part, il y a un manque, une déception, face à autant de potentiel si approximativement exploitée.

Un film à voir pour l’émotion, la dévotion et la transformation de Rourke sous nos yeux. Aranosfky a été capable de rallier l’anti-fan de son œuvre que j’étais derrière son thème très (trop) fort. C’est un exploit non-négligeable qui mérite mention et toute mon attention.

By Stephane | October 11, 2009 - 9:36 pm - Posted in Critiques

THE TROTSKY (Canada, 2009)
Réalisé par Jacob Tierney
Avec
Jay Baruchel, Geneviève Bujold, Anne-Marie Cadieux

Le cinéma, plus souvent qu’autrement, gagne dans la simplicité. Que ce soit au niveau des textes, des images ou des effets esthétiques, le cinéaste se trompe rarement quand il décide d’en mettre un peu moins et ainsi permettre au film de respirer de par lui-même lors de la projection devant public. Une prudence que l’on conseille à tout jeune réalisateur qui aspire à une longue carrière. Jacob Tierney (Twist), avec son deuxième long métrage, s’éloigne dangereusement de cette règle de base et réussi, malgré tout, l’audacieux pari de rendre attachant un récit qui à première vue carbure à l’invraisemblance et à l’incohérence.

Leon (Jay Baruchel) est un jeune adolescent anglophone de l’ouest de Montréal qui croit dur comme fer qu’il est la réincarnation de l’activiste révolutionnaire Leon Trotsky, rien de moins. Autour de cette conviction profonde s’articule un récit tantôt loufoque, tantôt ludique, qui surprend par sa profondeur et son humanité touchante et toujours très terre à terre. Dans l’écriture assez lourde et remplie de double sens, Tierney se trouve une niche confortable et offre tout l’espace nécessaire à ses acteurs pour qu’ils brillent dans cette production qui dépasse très rapidement les attentes initiales.

Sans rien réinventer, Tierney manie habilement le langage narratif et son instinct très (trop) montréalais par moment lui permet d’offrir un ensemble très efficace dans la mesure où l’on outrepasse l’omniprésence de l’ombre de Trotsky sur son récit. Fort heureusement, cet handicap n’est pas de taille dans la mesure où le récit se développe progressivement vers une fable humaine et sensible sur l’implication, et l’absence d’implication, des jeunes dans un Montréal bilingue mais qui ne se parle pas nécessairement.

C’est clairement cette lucidité et cette sensibilité qui transporte le film et c’est aussi ce qui nous permet de pardonner les quelques écarts du réalisateur qui mets en image, avec beaucoup de maladresses, des hommages plutôt caricaturaux à des canons du cinéma soviétiques de la première moitié du vingtième siècle. Ces digression peuvent déranger mais jamais suffisamment pour ternir l’expérience que procure le film.

En bref, un bon visionnement avec ses très bons moments à des endroits qu’on ne lui suspectait pas. Dans le détail, un film inégal qui souffre de l’hermétisme de l’entourage de Tierney qui travail peut-être trop avec les mêmes personnes et qui ne s’ouvrent pas énormément sur ce qui se fait à l’extérieur de sa production. Il y aurait matière à développer ici mais on lui souhaite tout de même énormément de bien étant donné que le visionnement était très agréable. Juste assez drôle pour décrocher quelques sourires et justes assez touchant pour faire réfléchir.

The Trotsky est une belle réussite et la démonstration qu’un cinéma non-francophone existe à Montréal et qu’il gagne à être (re)connu.

(Présenté dans le cadre du Festival du Nouveau Cinéma de Montréal)

By Stephane | September 4, 2009 - 6:21 pm - Posted in Critiques

500 DAYS OF SUMMER (États-Unis, 2009)
Réalisé par Marc Webb
Avec
Joseph Gordon-Levitt & Zooey Deschanel

Le recul aide à la perspective, c’est indéniable, mais il y a des exceptions. L’une de ses exceptions est sans aucun doute (500) DAYS OF SUMMER qui était, jusqu’à preuve du contraire, la plus belle curiosité de l’été. Je l’ai visionné récemment et sans admettre une déception, je dois confesser une certaine retenue face à ce petit objet ma foi fort intriguant.

Issu du monde très éclectique du vidéoclip et de la télévision publicitaire, Marc Webb nous présente ici son premier long métrage de fiction qu’il a enfourné avec beaucoup d’amour et beaucoup, beaucoup d’ingrédients. D’entré de jeu, Webber nous mitraille avec un narrateur, du texte à l’écran et un montage syncopatique qui pourrait agacer. À ma grande surprise, le défi risqué de surcharger son film n’est pas complètement un échec dans la mesure où 500 Days of Summer charme presque instantanément. Quelques secondes suffisent pour que le rythme nous envahisse et l’avertissement en introduction est bien clair : ceci n’est pas un film d’amour, mais bien un film à propos de l’amour.

Webber a trouvé le ton juste pour encrer son film dans une réalité qui lui convient parfaitement, et ce, sans brusquer son spectateur malgré l’avalanche d’informations. Les premiers segments du film sont donc prétexte à nous mettre en contexte, version accéléré, pour tout de suite passer au cœur du film qui se veut une charmante accumulation de saynètes déconstruisant, dans l’ordre et le désordre, une relation qui était maudite dès le départ. Le linéaire devient fragmenté, comme la vie des protagonistes de Webber qui est parfois bien petite dans le Los Angeles étrangement romantique du réalisateur.

Par contre, malgré l’abondance, Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt crèvent l’écran. Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont ‘hips’, ils carburent aux paroles de Morrissey et vivent une relation amoureuse en montagne russe qui ne néglige aucun détail pour être tout sauf ordinaire. Heureusement pour nous, cette balade d’un extrême à l’autre du spectre de l’amour se fait de façon dynamique, jamais racoleuse, malgré les déprimes et les joies excessives qui nous sont présentées.

C’est par contre le défaut d’une qualité : le film de Webb ne plonge jamais sous la surface. C’est beau, c’est bon, c’est charmant, mais ça partage aussi l’aspect éphémère du bonbon très sucré qui fait office de plaisir coupable d’un vendredi soir ensoleillé. Pas que ce soit désagréable, mais on ne peut s’empêcher de ressentir un certain besoin de savoir après le visionnement. Beaucoup de questions sont soulevées et en dehors du spectacle que nous offre l’ensemble des courts segments, le film souffre d’une absence de vision globale qui le rend difficilement appréciable avec un certain recul.

J’en reviens à pourquoi le film n’est pas nécessairement propice à la longue réflexion. C’est qu’avec tout ce recul, on en oublie la saveur qui nous a tant charmée. Durant le générique, on est complètement conquis. Le film fait son effet, on a clairement passé un bon moment et le charme est indéniable. Mais quelques heures, jours, semaines plus tard c’est presque tout oublié. Ne restent que quelques mémoires fragiles, éparses, de ce qui aurait pu être un film marquant. On parlera plutôt d’une idée marquante qui n’aura pas trouvée écho dans la maladresse d’un jeune loup derrière la caméra.

À voir tout de même, mais en abaissant vos attentes. Ça va vous plaire, c’est certain, mais ce n’est clairement pas le nouveau Eternal Sunshine of the Spotless Mind qui lui fait encore beaucoup de bruit dans nos mémoires friandes d’images poétiques.


By Stephane | August 31, 2009 - 6:45 pm - Posted in Critiques

TWO LOVERS (États-Unis - 2008)
Réalisé par James Gray
Avec Joaquin Pheonix, Gwyneth Paltrow, Vinessa Shaw

Two Lovers n’est pas un film d’amour …

Mais Two Lovers est un film d’amour.

Les planchers qui craquent, les portent qui grincent, les regards alourdis de soupirs - James Gray construit une histoire d’amour autour de tout ce qui, à prime abord, ne nous rapproche pas d’une vision idéal de la romance, tel qu’elle est généralement véhiculée sur l’écran d’argent.

Gray, prenant une coudée de distance de son style habituelle, transpose la froideur de son environnement sur les relations amoureuses, plus particulièrement celle d’un jeune survivant de deux tentatives de suicide qui, embrouillé, s’éprend de deux femmes sans jamais complètement s’abandonner aux sentiments, à la vie, à lui-même.

Phoenix nous offre peut-être ce qui sera sa dernière performance et on lui doit un minimum d’attention parce qu’elle est intéressante cette performance. Ne créant jamais de réelle empathie envers son amant confus, Phoenix nous transporte quand même dans le déchirement intérieur de cet homme qui a peur de la vie, peur de l’amour, peur de lui-même et qui n’avancera pas d’un iota sans savoir qu’il y a un filet sous ses pieds pour lui éviter de s’écraser complètement.

Parce qu’il a déjà connu la froideur du pavé…

Parce qu’il l’a fait volontairement.

Cette peur volontaire du jeune homme, combiné à l’hermétisme de ses relations, mènent ce bal plutôt sombre sur la célébration de l’amour. Amour qui n’en est pas un mais qui en porte les couleurs. Amour qui est pragmatique, nécessaire, mais qui n’en demeure pas moins en surface, vide, comme une coquille percée qui a été somptueusement maquillée pour une festivité printanière.

Two Lovers joue sur ses variations de gris et étale un portrait amoureux qui n’en est pas un mais qui, dans un monde assez fataliste, en devient un. L’amour par défaut devient une formidable locomotive pour l’amour idéal, l’amour pourchassé. La bataille entre le désir et le concret se matérialise de façon percutante et, tout en silence, le film nous offre ce déploiement et nous laisse énormément d’espace pour absorber toute cette information.

Et les craquements du sol …

Et les grincements des portes …

Et le silence assourdissant des cœurs qui s’entrechoquent.

Conquête et combat jouent du coude dans ce récit et, sans rien révéler, disons que le résultat n’est pas tant de savoir qui gagne mais plutôt qui y perd quoi.

By Stephane | August 9, 2009 - 9:21 am - Posted in Critiques

WATCHMEN (États-Unis, 2009)
Réalisé par Zack Snyder
Avec
Jackie Earle Haley, Patrick Wilson & Billy Crudup

À trop vouloir rendre hommage, parfois, on est le dernier à se rendre compte qu’en réalité on fait honte. Situation typique lors d’un discours de garçon d’honneur, par exemple, la chose est plus inorthodoxe quand vient le temps d’effectuer une adaptation élaborée d’un livre qui est élevé par plusieurs comme étant un des meilleures de sa classe.

Sans dire que Zack Snyder fait rougir de honte Allan Moore avec sa relecture de son Watchmen, on ne peut s’empêcher d’avoir un vilain arrière-goût en bouche quand on termine le visionnement de cette relecture par le même bonze qui nous avait offert au préalable le subtile et profond 300. Pour lui donner du crédit, Snyder s’est lancé à pieds joints dans l’aventure malgré le fait que Moore se soit dissocié très tôt du projet, laissant le réalisateur et son équipe livrés à eux-mêmes quand venait le temps de prendre des décisions au niveau de la relecture et de la transposition du papier à l’écran. Dans ce genre de condition, Snyder s’en tire admirablement bien mais, parce que tout n’est jamais  rose, il y quelques endroits où ça trébuche et c’est bien suffisant pour gâcher l’expérience au final.

D’abord, il est important de dire que Snyder a fait un superbe travail de recherche visuelle pour insuffler à son film l’imagerie du roman graphique. Les acteurs, les lieux, les plans, l’éclairage, tout rappel avec brio le matériel source ce qui permet à celui qui avait préalablement lu le roman de se retrouver comme dans une vieille pantoufle. À ce niveau, Snyder ne prend aucun risque et colle son objectif sur les pages du livre, pour le meilleur et pour le pire. Dans la grande majorité des cas c’est pour le meilleur mais, les faux pas font légions et finissent par agacer. C’est justement dans ce choix de coller son nez sur les pages du livre que Snyder fait sa première grande erreur. On sent très tôt que Snyder est un amateur de la bande dessinée et qu’il essai d’en déroger le moins possible. C’est tout à son honneur, mais cette peur de trop s’écarter et de déplaire aux amateurs crée un film qui est plat, comme les pages de la BD, et qui manque atrocement de langage cinématographique. Tous les possibles qu’offre un film, Snyder s’en détache pour appliquer à la lettre la formule de la narration par case et nous présente une succession de tableaux qui sont très léchés, très profonds, mais qui ne transcendent jamais l’expérience au point de nous faire croire qu’il n’y a pas de séparation entre la vie et le film.

Alors, Snyder se limite à l’évacuation de quelques lignes narratives pour alléger son film et une modification quand même importante au niveau de la finale. Seulement deux choix vraiment significatifs, l’un des deux étant une erreur de taille qui déplait énormément surtout qu’elle pervertit en quelques secondes toute l’essence et la portée du film qui en perd, bien malgré lui, la majeure partie de son message. Snyder n’est pas le premier ni le dernier à modifier le déroulement durant une adaptation, mais en touchant à ce monstre sacré, sans l’accord de l’auteur, Snyder allait nécessairement s’attirer les foudres. L’exercice rend peut-être le film moins fataliste aux yeux des nouveaux adeptes, mais pour ceux qui étaient déjà familiers avec la vision particulière de l’Amérique durant la guerre froide qu’avait Allan Moore, cette modification à la finale se rapproche plus du blasphème que de la création de sens.

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Le blasphème prend toute son ampleur dans la position spatiotemporelle de la relecture de Snyder. L’un des agents les plus frappants de cette position est le choix de la trame sonore effectué par Snyder et son équipe. L’Amérique des Watchmen en est une où les États-Unis ont gagné la guerre du Vietnam et où la guerre froide laisse planer une constante phobie de l’aliénation nucléaire par l’un ou l’autre des parties. C’est une Amérique malade et profondément marquée par la peur de l’Autre. Or, pour habiller cette Amérique malade, Snyder sélectionne des chansons très familières qui renvoient plutôt le film dans une Amérique réelle qui résonne dans la mémoire collective. Choisir Jimi Hendrix et Bob Dylan pour articuler une réalité parallèle c’est une décision très douteuse et par moment, la musique est tellement pesante et omniprésente qu’on en perd le plaisir de visionner les superbes images qui nous sont offertes. Utilisant la musique comme une maladroite béquille, Snyder alourdit et dénature son film en l’amputant d’un possible qui était presque infini au niveau de la création de sens. Au lieu de ça, des chansons sur utilisées, à la limite du cliché, qui laisse transparaitre un travail de recherche bâclé au niveau de la trame son qui ne va pas sans soulever le questionnement à savoir si Snyder a un mérite quelconque dans son entreprise alors que le seul aspect non couvert par la BD qu’il a dû inventer est un échec lamentable.

C’est ce genre d’arrière-goût que Watchmen laisse en bouche. Un beau film, un beau jet de poudre aux yeux qui séduit très rapidement dès les premières images du générique. Mais comme dans toutes opérations de charme, la vraie nature fait surface tôt ou tard et pour notre grand déplaisir, cette vraie nature est un film plat et vide qui rend hommage d’une bien drôle de façon à l’un des livres les plus significatifs des 40 dernières années. Beaucoup de potentiel, une distribution impeccable, mais menée d’une bien pauvre main qui est visiblement débordée par l’entreprise. Dommage!